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Jusqu'où va la nuit

" Jusqu’où va la nuit " est un moyen-métrage de fiction actuellement en développement, écrit et réalisé par Francis Frenkel.

Quelques jours après la mort de leur fils, Nathan disparaît sans laisser de trace, laissant Marie seule face au chagrin. Lorsque Marie découvre que Nathan semble s’être retiré du réel au Cambodge, elle s’engage dans une quête de plus en plus dangereuse pour le retrouver. Chaque question que pose Marie ferme les  portes, chaque piste la met en danger, et une violence incompréhensible se déchaine contre elle. À mesure qu’elle progresse sous les pluies de la mousson, Nathan semble proche, et pourtant insaisissable.

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How Far Into the Night” s a fiction medium-length film currently in development, written and directed by Francis Frenkel.

A few days after the death of their son, Nathan vanishes without a trace, leaving Marie alone with her grief. When Marie learns that Nathan seems to have withdrawn from reality in Cambodia, she embarks on an increasingly dangerous search to find him. Every question she asks closes doors; every lead puts her in harm’s way, and an incomprehensible violence is unleashed against her. As she presses on through the monsoon rains, Nathan feels close—yet remains elusive.

Laura Bonanni

Dans le rôle de Marie

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Sylvain Urban

Dans le rôle de Nathan

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Raphaël Bigaud

Chef Opérateur son
plus de 100 films à son palmarès !

Fabien Drugeon

Chef Opérateur Image

Issu de la prestigieuse école de la FEMIS

How Far Into the Night”  est un film qui avance comme une fièvre, un film qui se raconte d’abord par la mise en scène : par le mouvement, la matière, le rythme, plus que par les mots.

La caméra collée à Marie, à son souffle, traverse la foule, les marchés, glisse dans les ruelles sous les pluies de mousson, comme dans un rêve fiévreux, dans un mouvement organique.

Une image physique, saturée de chaleur et d’humidité, où la ville n’est pas un décor mais une force qui résiste. Je veux que la narration devienne parfois abstraite, sans jamais quitter le récit ni perdre le spectateur, en le faisant seulement basculer vers une logique sensorielle. Ellipses, fragments, surgissements, répétitions, motifs, c’est comme si le film lui-même cherchait Nathan sans jamais parvenir à le saisir. On suit Marie dans sa quête, comme dans un thriller, on souhaite qu’elle parvienne à son but !

Peu de dialogues : l’émotion circule par l’énergie du corps de Marie qui subit, par la ville qui étouffe le cadre, par les visages qui se ferment devant ses interrogations, les regards fuyants, les menaces et la violence.

À mesure que Marie s’obstine, le réel est contaminé par le trouble et le vertige : Nathan apparaît par fragments : silhouette, reflet, présence au bord du cadre, séquences presque oniriques où il court, où il souffre.

Phnom Penh est le moteur dramaturgique du film : une ville-labyrinthe en mutation, où la chaleur, la pluie, la foule et les silences donnent une forme tangible à l’état psychique du couple. Il y a aussi le visage des khmers qui portent dans leurs regards une histoire qui affleure, comme si la ville elle-même refusait de livrer Nathan et obligeait Marie à sombrer dans cette dérive intérieure.

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